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Art et Culture
| Peut-on parler d’identité guadeloupéenne ? |
La diversité de la population
La population estimée de la Guadeloupe est de 450 000 habitants, dont 30 000 à Saint-Martin, 16 000 à Marie-Galante, 3500 à Saint-Barthélemy, 3000 aux Saintes et 1500 à la Désirade. La densité moyenne est de 227 habitants au km2. A la diversité géographique, la Guadeloupe ajoute la diversité de sa population. Plus qu’une mosaïque ethnique, la région constitue un véritable kaléidoscope ethnique dont les composantes essentielles sont les Indiens, les Noirs, les Blancs et les Mulâtres. Le (...)
Créolisation et créolité
Le créole est plus qu’une langue, c’est aussi une façon de vivre, celle d’un peuple riche d’une histoire qui rappelle l’esclavage et l’Afrique. Mais quand on pense « créole », c’est un art de vivre qui vient à l’esprit, un art de vivre où la fête, la musique et la danse tiennent une grande place, un art de vivre à qui la mer, le soleil et la beauté des îles donnent ses couleurs et sa spécificité. C’est sur ces composantes qu’est né le concept de créolité qui est à la fois la réalité et (...)
La spécificité guadeloupéenne
Raphaël Confiant disait qu’il n’y a pas de culture martiniquaise mais une culture créole et que la spécificité martiniquaise s’inscrit dans un vaste ensemble qui comprend toutes les îles créolophones. (Conférence du 7 mai 2004). De la même façon, on ne peut donc parler de culture guadeloupéenne. Il existe une spécificité guadeloupéenne qui est greffée sur un terreau commun à toutes les Antilles, qui s’est construite sur un héritage commun à toutes ces îles créolophones. L’identité (...)
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| La Musique |
La musique occupe une place importante dans la culture et la tradition guadeloupéenne. Vivante (...)
Les différents styles de musique et les danses
Les musiques et les danses traditionnelles sont des mélanges élaborés de mélodies et de rythmes hérités de l’Europe et de l’Afrique.
On danse encore le quadrille qui a sans doute été inspiré par le menuet français. Le quadrille se danse en carré sous les ordres d’un commandeur qui annonce les pas : pas de la poule, de la pastourelle, du pantalon ....
Des groupes perdurent la tradition du quadrille, tel le groupe de la Flamme Abynienne aux Abymes, et des cours de quadrille sont dispensés (...)
La musique traditionnelle guadeloupéenne : le gwo ka
On assiste aujourd’hui à un renouveau de musiques et de danses appartenant au patrimoine ancien culturel, notamment le gro- ka ou gwo-ka. Cette musique est née dans la chaleur des champs de canne à sucre au temps de l’esclavage. C’est une musique rurale dans la quelle le ton , donné par le soliste , est repris par les autres musiciens, alors que les percussions tissent une trame.
Tambour des esclaves, le ka est devenu d’abord le symbole d’un appel à la révolte, puis, à la fin du 20 siècle, (...)
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| La littérature |
La littérature guadeloupéenne est aussi la représentation d’un melting pot culturel et (...)
Les débuts de la littérature guadeloupéenne
Dès sa naissance, à la fin du 19eme siècle, la littérature créole véhicule un message culturel et politique.
La strate profonde d’écrit en créole qu’ on peut appeler protolittérature, concerne des écrits rédigés en créole par des francophones. C’est l’ouvrage d’un missionnaire dominicain,le Père Labat, intitulé « Nouveau voyage aux Iles de l’Amérique »,écrit en 1722,qui ouvre la voie à la littérature créole.Ce monumental ouvrage , enrichi de plus de cent cartes est une chronique narrative (...)
Panorama de la littérature guadeloupéenne contemporaine
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| L’architecture créole |
La case créole est au cœur du paysage guadeloupéen. L’architecture de ces modestes (...)
La case créole
Les cases créoles sont apparues dès 1848, après l’abolition de l’esclavage. Devenus libres, les anciens esclaves s’approprient les terres vacantes sur lesquelles ils peuvent construire des habitations qui leur appartiendront en propre.
La case est montée autour d’un module de base, composé d’un bâti sur lequel on pose les lattes de bois, d’environ 3 mètres sur 3 .Elle est percée de deux portes et est orientée en général est-ouest afin de bénéficier des alizés, elle possède un toit pentu à (...)
Les maisons « hautes et basses » des villes
Depuis les années 1970, le béton remplace le bois, l’évolution inévitable rend de plus en plus fréquentes les habitations de type industriel.
Les maisons » hautes et basses » des villes sont typiques de l’architecture guadeloupéenne urbaine ; leur structure de base ressemble à celle de la case rurale, mais elles ont un ou même deux étages et des détails très soignés. Leurs façades finement ajourées s’ornent de portes à persiennes, d’auvents et de galeries sur rue, elles sont agrémentées de (...)
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| Les arts |
Le cinéma
Né dans les années 1970, le cinéma antillais puise lui aussi ses inspirations dans une recherche d’identité et dans une référence constante aux racines africaines. Qu’ils aient été réalisés dans les années 80 comme « Rue Cases Nègres » ou à l’aube du 21 siècle comme « Têt grenné », les films nous apprennent l’histoire des Antilles. Bien que le cinéma antillais se définisse par rapport à son appartenance à un sous-ensemble géographique et culturel, puisque c’est là qu’il puise son (...)
La peinture
L’art spécifiquement guadeloupéen naît au 20 siècle.Il se caractérise par un expressionisme symbolique faisant référence aux racines africaines.
Un nom pourtant émerge dans l’histoire de la peinture en Guadeloupe dès la fin du 17eme siècle, celui de Guillaume Guillon Lethière. Né en 1760 à Sainte-Anne,en Guadeloupe, ce Mulâtre, fils d’une esclave affranchie et d’un fonctionnaire blanc, a laissé de très nombreuses œuvres dans lesquelles jamais ne transparaissent ses origines antillaises, ce (...)
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| Les Médias |
Radios et télévision
Télévision
Le réseau public de radio-télévision est assuré par RFO(Réseau France Outre-Mer)sur deux canaux, RFO télé Guadeloupe et RFO tempo.
RFO tempo retransmet le meilleur des cnaînes publiques françaises : les programmes se France-Télévision, d’Arte et de la Cinq, et produit des programmes régionaux en français. RFO télé Guadeloupe fonctionne comme une télévision de proximité. Ainsi, le Journal télévisé de 19h30 inclut "Koud’zié", une chronique de proximité en créole.La chaîne s’est (...)
La presse écrite
La presse écrite guadeloupéenne est apparue en 1950 avec Ancelot Bélaire, auteur de "Zagalasse et Cancan", une feuille de chou humoristique.En 1975, Hector Poulet publie la revue "Mulach",la même année est édité "Douvan jou", le premier mensuel en créole. Aujourd’hui, la presse guadeloupéenne compte un quotidien francophone, France Antilles, et plusieurs hebdomadaires et mensuels régionaux, utilisant de manière plus ou moins systématique le créole :"Jougwa, journal guadeloupéen", paru pour (...)
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| Les traditions |
La Guadeloupe est un pays de traditions. Avec la modernité celles-ci ont quelque peu été mises (...)
Les influences de la modernité
La modernité a pris le « visage »des supermarchés qui ont entraîné la disparition des boutiques traditionnelles, les lolos. Or les lolos avaient une fonction bien particulière dans la société.
D’abord c’était de petites entreprises familiales, ensuite elles maintenaient le tissu social, créaient une vie de proximité et amenaient de l’animation dans le quartier. C’était un lieu convivial, un lieu d’entre aide, puisque les personnes de condition modestes y avaient leur carnet leur (...)
Les costumes traditionnels
Le costume créole ,composé d’éléments venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie, témoigne du métissage social, économique et culturel qui caractérisa la Guadeloupe du 17 siècle.
Le phénomène de métissage apparaît surtout à travers les robes. La robe appelée « chemise à 3 trous »fut imposée aux femmes esclaves par les épouses des colons blancs, avec le souci de cacher entièrement leur corps et masquer ainsi une sensualité quelque peu provocatrice.En effet, les esclaves arrivenr nus aux Antilles (...)
Croyances et religions
Les Guadeloupéens sont restés attachés à tout ce qui touche au surnaturel L’héritage africain comme la présence d’une végétation luxuriante et même parfois inquiétante peuvent expliquer cette prédisposition.
Croyances au surnaturel
Le modernisme ambiant, l’adhésion à la modernité , paraît s’accommoder sans problème de la présence des stands des étals de sorcellerie sur les marchés .Ainsi on peut voir sur le marché de Pointe à Pitre, parmi les fruits et les épices, des marchands un peu (...)
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| La Gastronomie |
La richesse et la variété de la gastronomie guadeloupéenne sont dues aux multiples influences (...)
La Gastronomie
La richesse et la variété de la gastronomie guadeloupéenne sont dues aux multiples influences venues d’Europe, d’Afrique et des Indes. La cuisine guadeloupéenne a conservé les traces des traditions culinaires de tous ceux qui ont habité l’île.
Des premiers occupants arawaks, les Guadeloupéens ont gardé le goût des assaisonnements fortement pimentés, des viandes grillées ou boucanées, des préparations de chair de crustacés mêlée à la farine de manioc, et du pain de manioc appelé cassave. (...)
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| Fêtes et réjouissances |
La fête ici n’est pas un vain mot et les occasions ne manquent pas pour les Guadeloupéens (...)
Le carnaval
La période de carnaval commence le jour de l’Epiphanie pour se terminer le Mercredi des Cendres. En Guadeloupe, elle va bien au-delà des trois jours où il atteint son paroxysme, car les défilés de chars, les concours de costumes, les concours de musique et de danse se préparent longtemps à l’avance dans des comités ou des associations souvent d’ailleurs subventionnés. Chaque commune a son comité carnavalesque et ses associations qui préparent le calendrier des festivités, organisent les (...)
Les combats de coq
Les avis divergent quant à l’origine de ce jeu cruel , selon certains la pratique aurait été introduite par les Anglais qui l’aurait ramenée des Indes , selon d’autres ce sont les colons espagnols qui l’aurait introduit aux Antilles. La Guadeloupe compte environ 70 gallodromes, appelés « pitts », un nom d’origine irlandaise .Les pitts à coqs sont des structures en bois , le plus souvent circulaires, composées de gradins et d’un rond de combat. Les combats se déroulent pendant la saison (...)
Les concours de bœufs tirant
C’est une vieille tradition très prisée des agriculteurs guadeloupéens. Sur un parcours balisé d’environ 180 mètres , des attelages de bœufs tirent une charrette lestée d’un poids de 1 à 2 tonnes. Les « Solides de Morne à l’Eau », les « Frappeurs du Moule », les « Volcans de Saint Anne », les Grimpeurs de Petit Canal » ou les « Titans du Nord d’Anse Bertrand » s’affrontent et grimpent, conduits par un chauffeur dont la force et l’habileté sont mises à l’épreuve, en effet il doit conduire (...)
Les manifestations sportives
Le tour cycliste de la Guadeloupe
Le vélo est avec le foot le sport roi en Guadeloupe. A l’image du Tour de France, le Tour de la Guadeloupe est un véritable événement. Chaque année, au début du mois d’août, cette course par étape sillonne l’ensemble de la Grande-Terre et de la Basse-Terre dans l’enthousiasme général. Elle rassemble des sportifs amateurs internationaux. La route du rhum
Dès sa première édition en 1978, la Route du Rhum s’est imposée comme la plus prestigieuse des (...)
La fête des cuisinières
Cette manifestation typiquement guadeloupéenne se déroule le jour de la Saint Laurent(mort sur le grill) vers le milieu du mois d’août. Les cuisinières parées de leur plus beaux atours se rendent d’abord à la cathédrale assister à une messe. Elles défilent ensuite le long des rues de Pointe à Pitre, portant des paniers remplis de fleurs et d’ustensiles de cuisine, ainsi que des assiettes chargées de plats cuisinés bénis à l’église par le prêtre Cette procession, menée par les doyennes, est (...)
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| Quelques personnalités guadeloupéennes |
Les sportifs
Christine Arron
Championne d’Europe du 100 mètre en 1998 Championne du monde du 4x100 mètres en 2003
Roger Bambuck
Roger Bambuck, né en 1945, a été le meilleur sprinter français au niveau international, recordman du monde du 100 mètres en 1968. Aujourd’hui, il dirige le groupe de Recherche Sport du CNRS.
Laura Flessel
Laura Flessel, née en 1971, épéiste, championne de France en 1995, championne olympique en 1996 à Atlanta.
Muriel Hurtis
championne du monde junior sur 200 mètres en 1998 (...)
Les Miss
Corinne Coman, miss Guadeloupe 2002, miss France 2003
Sandra Bisson, miss Guadeloupe 2001 ; 1ere dauphine miss France 2002
Véronique de la Cruz, miss Guadeloupe 1992, miss France 1993
Les chefs cuisiniers
Elizabeth de Rozières, dite Babette.
Née à la Guadeloupe, elle a fait ses preuves en France en se spécialisant dans la cuisine guadeloupéenne Rentrée en Guadeloupe, elle y ouvrira en 1981 son 1er restaurant, Le Jardin des Gourmets De retour en France, elle se rend célèbre en 1984, avec la Tour de Babeth, un restaurant qu’elle ouvre à Poissy.
Les musiciens, chanteurs compositeurs
Le Chevalier de Saint-Georges, Ce compositeur est né en 1739 des amours d’un jeune planteur et d’une belle esclave noire. Il a également été le premier initié noir de l’histoire de la Franc-Maçonnerie.
Al Lirvat, Né en 1916, créateur de la biguine wahap,il a joué avec Joséphine Baker à l’Olympia.
Moune de Rivel, Née en 1919, auteur, compositeur et chanteuse de biguine, cette grande dame de la chanson fut l’ambassadrice des Antilles et du monde créole à Paris.
Marcel Lollia, dit Vélo, (...)
Les femmes politiciennes
Gerty Archimède, morte en 1980, a créé la Fédération de l’union des Femmes Françaises, devenue depuis L’Union des Femmes guadeloupéennes
Lucette Michaux-Chevry, née en 1929, avocate, fut Présidente du Conseil Général de Guadeloupe, membre du Fidom(fonds d’investissement des départements d’Outre-Mer), membre du Conseil national de Tourisme, maire de Basse-Terre, députée, (...)
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