Le « papillon » guadeloupéen est composé de deux îles que tout oppose.
La Grande-Terre est sèche et calcaire, la Basse-Terre est verte et luxuriante. La première possède les plus belles plages de sable blanc et les stations balnéaires animées s’y succèdent, alors que la deuxième est le paradis du tourisme vert.
La Grande-Terre et la Basse-Terre sont marquées par un passé différent.Selon les anciens, la Basse-Terre est la Guadeloupe proprement dite, car elle fut habitée par les premiers colons bien avant la Grande-Terre. Les grands domaines de culture de la canne à sucre s’y sont développés en Grande-Terre,l’île est davantage marquée par son passé colonial.La Grande-Terre est le » poumon » économique de la région, l’industrie et les services étant centralisés à Pointe à Pitre et sa périphérie.
Est-ce pour contrer cette opposition que les Guadeloupéens ont en quelque sorte » brouillé les cartes » ? Il est en effet curieux que le chef-lieu de la Guadeloupe, la ville de Basse-terre, soit excentré à la pointe sud-est de l’île de Basse-Terre, alors que Pointe à Pitre est le centre vital de la région , mieux situé géographiquement et dans un cadre beaucoup plus agréable.
Quand on arrive à Pointe à Pitre par avion, on voit le grand Cul de Sac Marin, ses couleurs qui sont déjà une invitation au plaisir. On remarque ensuite l’étroit chenal, la Rivière Salée, séparant la Grande-Terre et la Basse-Terre,et de part et d’autre le marécage.
Vue du ciel, la Guadeloupe apparaît comme un grand papillon aux ailes déployées entre le ciel et la mer, un papillon aux couleurs éclatantes sous les Tropiques, promesse de tout ce qui attend le visiteur dans l’île : beauté et douceur idylliques, un monde paradisiaque,et la fête, car très vite il s’apercevra qu’elle est omniprésente ici ; pour les Guadeloupéens la joie est une constante de la vie, comme l’air et l’eau elle est indispensable à la vie. La Guadeloupe : invitation au plaisir, invitation à la sagesse.
Bibliographie
"Archipel Guadeloupe", par Maria Abraham, Nathan, 1999
"L’art de vivre aux Antilles", par Louis Doucet, Larousse, 1984