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Panorama de la littérature guadeloupéenne contemporaine
La Poésie
De son vrai nom Alexis Léger, le poète Saint-John Perse est né à Pointe-à-Pitre en 1887,il est mort en 1975à Giens où il est enterré.Il est issu d’une famille de riches Blancs créoles implantés de longue date en Guadeloupe.Lorsque la famille quittera l’île en 1899 pour s’installer à Pau, le jeune Alexis vivra ce départ comme un exil.Le mythe de l’exilé sera le thème de ses premiers écrits poétiques. [1]. Parallèlement à sa création poétique, il mènera une brillante carrière de diplomate.Son séjour en Chine, en tant que consul,sera déterminant, car il entre en contact avec les spiritualités asiatiques . Bras droit d’Aristide Briand, il contribuera à la mise en place d’une politique d’apaisement des relations internationales. [2]
Ni vichyssois ni gaulliste, il choisit de s’exiler aux Etats-Unis en 1940 et se consacre dès lors à son oeuvre poétique. [3]
Sa renommée internationale lui vaudra le prix Nobel de littérature en 1960.
La présence du poète est très forte en Guadeloupe.Le musée qui lui est consacré à Pointe-à-Pitre présente un triple espace d’exposition :au rez-de-chaussée,les collections permanentes synthétisent son parcours biographique en insistant sur son enfance guadeloupéenne ;le premier étage est réservé aux expositions temporaires, les deux dernières ont rendu hommage à l’origine îlienne du poète, les combles, elles, sont consacrées aux oeuvres d’illustration de ses écrits. [4]
Avec Saint-John Perse, deux poètes contemporains, Sonny Rupaire et Guy Tirolien sont les poètes de référence de la Guadeloupe. Sonny Rupaire a publié en 1971 un recueil de poèmes bilingue,"Cette igname brisée qu’est ma terre natale, ou Gran parade ti cou-baton". Une réédition de ce recueil, déjà réédité en 1973 et 1982, est prévue aux editions Archivos. Le poète, mort en 1991, est considéré comme le père de la poésie en langue créole, même s’il n’a pas été le premier à utiliser le créole en littérature, il a pensé et pratiqué une poésie créole autonome des cadres de la poèsie française. Il demeure avec Saint-John Perse et Guy Tirolien l’un des poètes de référence de la Guadeloupe.
[1] Images avec Crusoé, publié en 1909
[2] telle la signature du pacte Briand-Kellog en 1928
[3] principales oeuvres : Anabase, 1924 ; Exil, 1941 ; Poèmes à l’Etrangère, 1942 ;Pluies, 1943 ; Neiges, 1944 ;Vents, 1946 ; Amers, 1957
[4] Sur Saint-John Perse, à lire :"Saint-John Perse, Antillanité et universalité".Actes du colloque de Pointe-à-Pitre de mai-juin 1987. Paris, Editions caribéennes,1988.
"La créolité de Saint-John Perse", Marie Gallagher,Editions Gallimard
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