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Accueil > Découvrir la Guadeloupe > Economie > Les sources de revenu de la région Guadeloupe > L’agriculture
La filière diversification

Le recensement agricole effectué en 2000 dénombrait 1378 ha de cultures de légumes frais, 1452 ha de tubercules,871 ha d’ignames,622 ha de plantations fruitières permanentes et 237 ha d’ananas.

La filière s’organise, sous l’impulsion de professionnels dynamiques bénéficiant d’un encadrement technique spécialisé. Les structures, telles que Caraïbes Melonniers, l’APAG (Association des producteurs d’ananas),l’UPROFIG (Union des producteurs de la filière igname de Guadeloupe)... accompagnent leurs adhérents, notamment suite à la sécheresse de 2001, et contribuent à leur professionnalisation. La production maraîchère (tomates, concombres, salades..) se développe sous l’impulsion de quelques serristes indépendants : Maraîchers du Levant, Soleil Fruits, Top Production, Gaec de Chabert.

La majeure partie de la production guadeloupéenne de fruits et de légumes trouve ses débouchés sur le marché local en frais, hormis le melon exporté en Métropole en tant que fruit de contre-saison. Certains produits alimentent les unités de transformation, élaboration de produits sous-vide et de confiture.

Le melon

C’est un bon exemple de diversification réussie, la surface cultivée couvre 410 hectares. Le melon est le troisième produit agricole exporté, sur les 7000 tonnes commercialisées en 2003 [1], les 2/3 sont partis à l’exportation, le volume exporté a progressé de 15%. Le melon guadeloupéen est exporté durant les mois d’hiver en Métropole et supporte sans difficulté la concurrence des marchés extérieurs, reconnu pour ses qualités gustatives, il est distribué sur plusieurs marchés européens, s’affirmant sur les bonnes tables et dans les épicerie fines de France . Cette filière est la troisième source de revenu agricole pour le département. Pour s’imposer face à la concurrence, la profession a misé dès le milieu des années 80 sur le haut de gamme.

La culture du melon qui se pratiquait traditionnellement de novembre à mai(melons de noël et melon de printemps) s’est étendue à tous les mois de l’année, le melon d’intersaison étant davantage réservé au marché local.

Autres productions

En dehors du melon d’autres productions se développent avec succès : ananas et fleurs coupées(Anthurium, Alpinias, Héliconias)Les cultures florales occupent 200 hectares de terre ; la production florale guadeloupéenne a régulièrement augmenté ces dernières années pour atteindre 18,2 millions d’unités en 1999. Ce sont des productions réservées à l’exportation.

Les cultures de café, cacao, cannelle, vanille, piment, très développées au début du 20 siècle, sont aujourd’hui destinées au marché local.



[1] revue Antiane



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