Get the Flash Player to see this rotator.
Rechercher une information sur Guadeloupe-Information
Comptoir de la Nouvelle Economie de Guadeloupe menu accueil annuaire.guadeloupe-informations.com www.guadeloupe-shopping.com www.guadeloupe-business.com www.guadeloupe-informations.com www.guadeloupe-services.com
Actualités TIC
Dossiers
Actualités économiques
Veille technologique
Intelligence économique
Nous découvrir
Découvrir la Guadeloupe

-------- Abonnez vous --------
newsletter
Accueil > Découvrir la Guadeloupe > Art et Culture > Les arts
Le cinéma

Il est admis que le cinéma antillais naît en 1968 avec le court métrage du Guadeloupéen Christian Lara, « Lorsque l’herbe court ». Les acteurs et la thématique ne sont pas antillais , mais pour la première fois le réalisateur est antillais.

La voie est désormais ouverte. Les premières œuvres du cinéma antillais appartiennent au genre cinéma d’auteur ; nées avec l’immigration, elles traitent de ce déracinement. En 1971, le Guadeloupéen Jacques Ferly réalise "Chronique d’un retour", court- métrage de 20 minutes en noir et blanc qui décrit la désillusion d’un immigré antillais décidé à retourner chez lui mais qui n’arrivera pas au bout de son rêve.

Par la suite c’est encore avec Christian Lara que le cinéma antillais sortira de la catégorie de cinéma d’auteur. En 1978, le réalisateur signe son premier long métrage, " Coco la fleur , candidat ".Le film dure 90 minutes pendant lesquelles le spectateur est projeté dans un scénario qui se déroule aux Antilles, avec des acteurs antillais qui parlent créole, le film est produit par Caraïbe productions, une maison de production composée d’Antillais. Dans les années 80, la Martiniquaise Euznan Palcy réalise "Rue Case- Nègres", adaptation du roman de Joseph Zobel. Lion d’argent à la Mostra de Venise, projeté dans le monde entier, le film est le révélateur du cinéma antillais, voire même celui de l’existence d’une identité antillaise , selon la journaliste guadeloupéenne Osange Silou. La dernière décennie du 20eme siècle s’inscrit dans la continuité des débuts, c’est un cinéma militant, un cinéma de questionnement dans lequel les réalisateurs regardent le passé pour interroger le présent et l’avenir. C’est dans cet esprit-là que Christian Lara porte à l’écran, en 1998, les évènements historiques qui ont fondé l’archipel guadeloupéen. Dans « 1802, l’épopée guadeloupéenne », son treizième long métrage, il raconte l’expédition du général de Richepance, chargé par Bonaparte , Premier consul, de rétablir l’esclavage aboli en 1794 par la Convention et la résistance du commandant Ignace et du colonel Delgrès qui seront rejoints par de nombreux Guadeloupéens de tous âges et de toutes conditions sociales. Le réalisateur dit avoir voulu réconcilier l ‘île avec son passé et faire connaître au grand public un épisode historique gênant jeté aux oubliettes de l’histoire. Cette grande fresque historique(c’est le choix de style voulu par l’auteur) contribue à forger un mythe plus qu’elle n’affirme une idéologie. Le film a été projeté à Basse-Terre en présence du président Jacques Chirac, de l’ex-président sud-africain Nelson Mandela et de plusieurs chefs d’états de la Caraïbe. « Un grand moment de reconnaissance pour l’Histoire et l’identité guadeloupéenne, mais également pour l’Histoire du peuple noir », selon Christian Lara. Le début du 21eme siècle semble marquer un tournant pour le cinéma antillais .Les nouvelles visions, les nouvelles interrogations apportées par de nouveaux réalisateurs révèlent un imaginaire antillais qui s ‘est enrichi et complexifié. Deux Guadeloupéens, Christian Grandman avec " Têt grenné ", en 2001, et Jean-Claude Flamand Barny avec "Nég Mawon ", en 2004, confirme cette évolution. Ce n’est pas une œuvre politicosociale qu’a voulu faire le réalisateur de "Nég mawon" ; selon ses propres dires, son œuvre est marquée par une interrogation sincère et réaliste sur la société antillaise ; c’est la même vision nuancée de la Guadeloupe qu’avait déjà exprimée l’auteur de "Têt grenné".




Version PDF de cet articleVersion PDF
guadeloupe expansion Union Européenne Région Guadeloupe Ce programme a été cofinancé par l’union européenne au titre du FEDER et par la région Guadeloupe. GÉNÉRAL
-  Accueil
-  Plan du site
-  Mentions légales
MADE IN GUADELOUPE
-  Contact
-  Qui sommes nous
-  Newsletter
PLATEFORMES
-  Shopping
-  Business
-  Information
-  Services