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L’architecture créole
Les maisons « hautes et basses » des villes
Les maisons » hautes et basses » des villes sont typiques de l’architecture guadeloupéenne urbaine ; leur structure de base ressemble à celle de la case rurale, mais elles ont un ou même deux étages et des détails très soignés. Leurs façades finement ajourées s’ornent de portes à persiennes, d’auvents et de galeries sur rue, elles sont agrémentées de balcons aux gracieuses volutes et d’une bordure de rive aux dessins floraux. Le dernier étage est un galetas, une sorte de grenier percé de lucarnes à persiennes. C’est par leurs façades sur que les maisons créoles dialogues avec l ’extérieur , mais c’est dans l’arrière-cour carrelé ou cimentée que se déroule la vie à l’abri des regards.
Du fait des cyclones ou des incendies, peu de maisons d’habitation ont conservé leur style d’origine. Par ailleurs, l’architecture des maisons bourgeoises a subi l’influence des modes , ainsi la maison Zévalos, entre Le Moule et Saint-François. Cette très belle demeure coloniale construite en 1845, avec la pureté de ses lignes, ses dentelles de fer et la légèreté de ses galeries, est un chef-d’œuvre architectural. Elle témoigne du passé de l’une des plus importantes exploitations sucrières de l’île, un passé lié à la révolution industrielle qui a marqué son architecture de même qu’elle a marqué l’architecture de la maison qui abrite le musée Saint-John Perse à Pointe à Pitre. La structure en métal et les fanfreluches en zinc de cet édifice classé monument historique est typique de l’architecture industrielle du 19ème siècle. »
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